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publié le 29 juillet 2010

L’Algérie pourrait réduire ses exportations de gaz dès 2014

Selon le journal algérien Liberté, l’Algérie pourrait cesser d’exporter du Gaz dès 2017 vers l ’Europe et donc la France en raison d’une prévision de doublement de la consommation interne de gaz d’ici 2020 et d’une surexploitation des principaux gisements de gaz algérien.
Le rapport annuel publié par la Commission de régulation de l’électricité et du gaz d’Algérie (Creg) a émis trois scénarios dont une estimation haute ; les besoins domestiques vont passer de 26 milliards de mètres cubes en 2008 à 62 milliards de mètres cubes en 2018 soit une augmentation de plus de 100 % de la consommation interne. Actuellement, l’Algérie produit 100 milliards de mètres cubes par an et en a exporté 54,5 milliards de mètres cubes en 2009 selon les derniers chiffres.En tant compte de l’estimation haute fournit par la CREG et du chiffre de l’exportation 2009, un calcul simple montre que l’ Algérie devra réduire son exportation de gaz de 30 % par rapport à 2009 ou réduire sa demande interne.

Mais l’ Algérie est en plein essor industriel et a entrepris ces dernières années de grands travaux d’infrastructures dans le secteur de la construction et du logement, des transports(métro, tramway, train, autoroute) et de l’eau avec un quinquennal 2010-2014 d’un montant global de 150 milliards de dollars. Parmi les objectifs du plan quinquennal, la création de 3 millions d’emplois et de 2 millions de logements. Pour améliorer le quotidien des algériens et alimenter des millions de foyers au gaz naturel et à l’eau courante, l’état algérien a investit massivement via les groupes énergétiques Sonatrach et Sonelgaz dans la construction de stations de dessalement de l’eau de mer, de centrales électriques, d’installations pétrochimiques fonctionnant au gaz naturel.

En 2009, l’Algérie disposait de 4 500 milliards de mètres cubes de réserves, indiquent les statistiques de BP. Les nouvelles découvertes de gaz ne pourront faire face à l’essoufflement des principaux gisements de gaz algérien et certains experts estiment que l’Algérie ne pourra plus être en mesure d’honorer ses engagements internationaux, notamment vis-à-vis de la France qui compte parmi ses principaux fournisseurs de cette énergie.

L’énergie solaire, la solution

La solution pour rationaliser l’or bleu serait de développer massivement l’électricité solaire. De par sa situation géographique, l’Algérie dispose d’un des gisements solaire les plus élevés au monde. La durée d’insolation sur la quasi totalité du territoire national dépasse les 2000 heures annuellement et peut atteindre les 3900 heures (hauts plateaux et Sahara). L’énergie reçue quotidiennement sur une surface horizontale de 1m2 est de l’ordre de 5 KWh sur la majeure partie du territoire national, soit prés de 1700KWh/m2/an au Nord et 2263 kwh/m2/an au Sud du pays.Si toute cette énergie est mise en valeur, cela constituerait une source d’énergie très importante et un revenu inestimable pour l’Algérie. Récemment Le ministre de l’Energie et des mines, Youssef Yousfi, a affirmé à propos du projet Desertec que « l’Algérie va faire plus, et compte réaliser une nouvelle ville, dont l’électricité est entièrement solaire ».

La rédaction
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