Selon le Gouverneur de la Banque du
Liban, Riad Salamé, la croissance du pays
devrait atteindre cette année entre 7 et 8
%, alors que les pronostics préliminaires
tablaient sur une hausse de 4 % du PIB en
2010
Quant à l’inflation, elle devrait varier
entre 4 et 5 %», tandis que les dépôts, «
qui ont déjà augmenté de 2,5 % au premier
trimestre pour atteindre plus de 105
milliards de dollars », devraient croître de
10 % cette année. S’agissant des crédits
au secteur privé (résident et non résident),
M. Salamé a précisé qu’ils ont augmenté
de 8,3 % fin mars, se félicitant, en parallèle,
du surplus enregistré au niveau de la
balance des paiements au cours des trois
premiers mois de l’année, qui s’est élevé à
978 millions de dollars, contre 290 millions
de dollars au cours de la même
période de l’an dernier. Par ailleurs, le gouverneur
de la BDL a souligné, au sujet de
la stabilité monétaire, que l’objectif primaire
de la Banque centrale était de maintenir
à l’heure actuelle le système d’indexation
de la livre au billet vert, s’armant pour
cela d’un arsenal financier important
constitué essentiellement de réserves en
devises étrangères, dont le montant culmine
aujourd’hui à plus de 30 milliards de
dollars, a-t-il tenu à préciser. « Ces réserves
nous permettent en outre de mieux
contrôler les liquidités sur le marché et de
contrer ainsi les effets inflationnistes par le
degré élevé de solvabilité qui caractérise
nos banques », a-t-il ajouté. Selon le gouverneur
de la BDL, une grande partie de
ces liquidités devra être investie sur le
marché local, au vu de l’augmentation du
risque souverain dans les pays européens
et à travers le monde



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